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A Chepy : ASM empoisonne le village
Publié le: 17 avril 2008
Le nouveau maire de Chepy, Jean-Marcel Merlen aussitôt installé est confronté au problème de l’ancienne usine ASM. L’entreprise de chromage qui a cessé toute activité depuis 2001 renferme encore des produits douteux. Les riverains ont été alertés par des écoulements qui proviennent d’une benne située dans la cour du bâtiment.
L’agriculteur voisin, Félix Bricheux, a par ailleurs perdu plusieurs bêtes pour cause de perte de défense immunitaire. Pour lui le lien est vite fait.
La commune est propriétaire des locaux de cet ancien atelier-relais et le maire est venu vérifier sur place avec son adjoint Serge Dumont. Leur surprise fut au delà de ce qu’ils craignaient. L’espoir de voir ce bâtiment réhabilité est réduit à néant.
Des bidons dont les inscriptions ne laissent aucun doute sur la dangerosité de leur contenu jonchent le sol. D’énormes cuves laissant apparaître une mousse blanchâtre commencent à s’enfoncer dans le sol. Un peu plus loin une fosse renferme encore un liquide verdâtre pour le moins suspect. Puis des bacs utilisés pour les bains de chrome sont restés en l’état.
Même l’ancien laboratoire a conservé ses flacons de produits sur les étagères. Au total une trentaine de produits dangereux sont encore entreposés. certains derrière des grilles soudées laissent apparaître l’inscription poison. “On vit avec une bombe à côté de notre maison” s'insurge Jacques Merlier, riverain qui ne décolère pas. “N’importe qui peut s’introduire dans ce bâtiment qui a d’ailleurs était déjà visité”. M. Merlier entend déposer plainte. Il a par ailleurs alerté l’Agence de l’eau et le ministère de l’écologie.
De son côté, M. Merlen ne veut pas laisser les choses traîner, il rencontre le sous préfet ce jeudi matin. Son souhait est d’ essayer de trouver enfin une solution pour se débarrasser de ces locaux et de leur pollution car la commune n’a évidemment pas les moyens financiers d’assurer financièrement la dépollution.
Les bâtiments avaient été rachetés par la commune à la suite du départ des cycles Huré pour permettre à une autre société AMS de s’y installer et de sauver l’emploi. Mais les dirigeants de cette dernière ont abandonné le site dans un tel état qu’aucune entreprise n’a pu venir s’y implanter ensuite.
C. Legrand
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