|
Mercredi 16 avril : 23 nations représentées sur la Côte Picarde 2008
Publié le: 10 avril 2008
180 coureurs représentant 23 nations et les cinq continents constitueront le peloton de l’édition 2008 de la Côte Picarde qui compte pour la coupe du monde des Nations moins de 23 ans. Ils s’élanceront le mercredi 16 avril à 12h45 de Fort-Mahon pour un périple de 171 km qui les conduira à Mers-Les-Bains après une incursion dans l’intérieur des terres (Rue, Crécy en Ponthieu, St Riquier) où l’arrivée sera jugée non plus face à la mairie mais à proximité du monument aux Morts : « la construction du rond point de la verrerie nous a obligé à reculer un peu l’arrivée pour qu’il y ait une ligne droite suffisante pour permettre un beau sprint.
Depuis que la course est réservée aux espoirs, elle n’a cessé de couronner des coureurs qui ensuite se sont illustrés dans le peloton professionnel : le Kazakh Kasheshkin (en 2001), les Français Sébastien Chavanel (2002), Saïd Haddou 2004) ou Guillaume Levarlet (2006) se sont fait un nom et on prête le plus bel avenir au Slovène Simon Spilak vainqueur l’an passé (l’un des animateurs du dernier tour de Flandres).
Le circuit tracé par Jean Bernard Devos est exigeant, varié (plat le long de la mer puis accidenté dans l’intérieur des têtes avant un circuit final et ses deux côtes, à deux reprises chacune, à avaler alors que les kilomètres commencent à peser lourd dans les jambes. Pour gagner la Côte Picarde, il faut être diablement costaud et celui qui franchira la ligne d’arrivée en vainqueur ne manquera pas d’être félicité par Gilbert Duclos Lassalle, le double vainqueur de Paris Roubaix, parrain de l’épreuve cette année.
Lors de la présentation qui se déroulait la semaine passée à Fort Mahon, Gilbert Duclos_Lassalle a insisté sur l’intérêt que représente ce type d’épreuve. « Je ne suis pas pour l’organisation de courses réservées aux espoirs sauf quand il s’agit d’épreuves comme la Côte Picarde ou du Tour de l’Avenir. En région, je trouve qu’il est mieux d’amener les jeunes à se confronter aux plus expérimentés et je leur répète que si ils ne sont pas capables de battre des vieux briscards qui ont plus de 35 ans, c’est qu’ils doivent encore travailler. Mais périodiquement, sur des courses très relevées c’est bien qu’ils se retrouvent entre eux pour s’étalonner et surtout découvrir le cyclisme d’autres horizons. Quand j’ai débuté il n’y avait que des Français, des Belges, des Hollandais, des Espagnols ou des Italiens. Les britanniques sont arrivés puis les coureurs des Pays de l’Est et maintenant on voit des asiatiques, des africains, la mondialisation du cyclisme est pratiquement totale et c’est bien qu’à l’occasion de ce type d’épreuves, nos espoirs côtoient des cyclistes venues de contrées plus exotiques.
Si Gilbert Duclos Lassalle se réjouit à l’idée de suivre la Côte Picarde c’est également parce que les valeurs défendues par Jean Bernard Devos et toute son équipe correspondent parfaitement à celles qu’il n’a cessé de véhiculer tout au long de sa carrière et aujourd’hui encore comme conseiller technique auprès de ASO (société organisatrice du Tour de France). L’homme du Béarn, passionné de chasse, aime ce cyclisme qui permet de venir à la rencontre des régions, des passionnés et sur la route de la Côte Picarde, il en saluera de nombreux avec cette simplicité et cette gentillesse qui le caractérisent.
Gilbert Duclos Lassalle ne sera pas le seul champion de renom présent sur la course. Nous retrouverons comme chaque année Jean-François Pescheux, le directeur de course, Yvon Sanquer, l’actuel président de la ligue professionnelle, Gilles Maignan, Thierry Marie, Franck Perque au volant de voitures officielles mais aussi parmi les directeurs sportifs Martin Huastija (vainqueur d’une étape du Tour de France), Noël Desjonckère, Yeel Nijdam, Pascal Dubois, Bernard Bourreau ou Jean-Yves Plaisance.
Une course
très ouverte
Difficile, voire impossible en regardant la liste des engagés de désigner un quelconque favori. Certes, des coureurs comme les Français Jocelyn Bar ou Fabien Taillefer, le belge Drees Deporter ont déjà de belles références à faire valoir, mais la réputation de la plupart des autres coureurs n’a pas encore franchi les frontières de leur pays mais gageons que les coureurs des grandes nations comme ceux des pays émergents auront à cœur de bien faire dans une course où ils se savent forcément observés. Par le passé, bon nombre de premiers contrats pros ont été signés après la Côte Picarde comme ce fut par exemple le cas pour Guilllaume Levarlet ou Romain Feuillu.
Maillots nationaux
Parmi les belles images que nous procure la Côte Picarde, c’est ce peloton, constitué non pas de maillots de marque mais des maillots nationaux des différents coureurs. C’est ainsi que vous retrouverez le maillot de la Slovénie, celui des équipes de France A et B, d’Allemagne, d’Australie, de Biélorussie, de Belgique, du Danemark, d’Espagne, de Grande-Bretagne, des Pays Bas, d’Italie, d’Irlande, du Kazakhstan, de Lettonie , de Lituanie, du Luxembourg, de Norvège, de Pologne, du Portugal, de Slovaquie, de Suisse, d’Ukraine, des USA, de Russie. La dernière équipe sera une formation mixte composée de coureurs d’Algérie, de Nouvelle Zélande, de Moldavie, de Tunisie, d’Afrique du Sud et du Salvador. Quel plus belle exemple de l’universalité du sport cyclisme peut-on rêver et ceci sur nos routes, grâce au VC Côte Picarde et à son président Jean-Bernard Devos.
Pour imprimer cet article
Autres articles associés
|