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Canton de Gamaches : Rencontre d’élus et problématiques diverses
Publié le: 03 avril 2008
Sur invitation de Jacques Pecquery, en sa qualité de conseiller général de la Somme pour le canton de Gamaches, un peu plus d’une vingtaine de maires du canton de Gamaches se sont retrouvés mardi dernier, en mairie du chef-lieu de canton, afin de faire connaissance et débattre déjà brièvement de quelques sujets. De plus, l’heure était également à la solidarité, les “anciens” conseillant les nouveaux élus...
Tout d’abord, un tour de table a permis aux nouveaux élus de se présenter et de faire connaissance avec les maires précédemment déjà en place. puis, Jacques Pecquery, conseiller général de la Somme et maire de Gamaches, a débuté son intervention en abordant la question de la diminution des services publics et en s’interrogeant sur l’avenir de la sous-préfecture. L’élu a poursuivi en évoquant brièvement l’organisation et la nouvelle configuration des services du Conseil Général de la Somme.
Intercommunalité
et Pays Bresle-Yères
La question du Pays Bresle-Yères, “sensé aboutir dans les mois à venir”, était également à l’ordre du jour, Jacques Pecquery rappelant que désormais “il faut que les dossiers passent par le Pays pour être validés, aidés, et il y a des délais d’attente”, et de poursuivre que concernant le Pays, “il n’y a aucune illusion à se faire sur les moyens, ça ne va pas multiplier les possibilités financières”. Une position partagée par Claude Bardoux, maire de Bouvaincourt-sur-Bresle : “Quand il y aura le Pays, il y aura un conseil de développement puis un comité de pilotage. Avec l’ADEVIM (ndlr : qui n’existe plus aujourd’hui), tout le monde a toujours été servi, sauf ceux qui n’ont rien demandé; là, vous allez regretter l’ADEVIM !”. Pour Jacques Pecquery, “autant savoir où on va et dans quelles conditions on y va dès le départ. (...) Il faut être très prudent en matière d’engagement, même si on ne peut pas s’exclure du contexte. Maintenant, j’espère que les circonstances feront que ce sera mieux que ce que je ressens, mais je préfère jouer la carte de la prudence et celle de la prévention plutôt que d’aller vers des illusions”.
Autre point abordé ce jour, et pas le moindre, celui de l’intercommunalité. Pour sa part, Jacques Pecquery a expliqué qu’au niveau de Gamaches, il avait essayé de constituer une Communauté de Communes mais qu’il s’était heurté à un blocage de l’Etat; aujourd’hui, la situation “évolue et les services de l’Etat, le Préfet notamment, ont des instructions pour pousser voire obliger toutes les communes qui ne sont pas dans un cadre communal d’intercommunalité”, ces directives allant, d’après le premier magistrat de la commune, jusqu’à la “menace de ne plus attribuer de subside de subventions de l’Etat, pour le peu qui leur reste, pour les communes réticentes”. Bientôt donc, les communes n’auront plus le choix et il semblerait judicieux de s’affilier au plus vite. Le maire gamachois et conseiller général a tenu à préciser que “à Gamaches, nous n’avons cédé à aucun chantage ni menace que ce soit. Nous allons prendre des contacts au cours de l’année avec la Communauté de Communes de Gros Jacques. (...) En ce qui me concerne, j’ai toujours considéré la Communauté de Communes comme un centre d’intérêt pour la population” (ndlr : les adhésions ne peuvent se faire qu’au 1er janvier). Rappelons qu’en plus de Gamaches, 4 communes du canton ne sont également affiliées à aucune Communauté de Communes, à savoir Frettemeule, Martainneville, Biencourt et Ramburelles.
Des sujets plus internes
La réunion de ce mardi s’est ensuite poursuivie par des questions plus propres aux communes, à savoir, dans un premier temps, la problématique de la “réorganisation des Services de Secours, avec une carte réformée par la départementalisation et le partage des responsabilités entre Etat et départements”.
Ont ensuite été abordés plus brièvement les problématiques des déchets (du ressort des communes mais de plus en plus des Commuanutés de Communes) et de l’assainissement.
Enfin, la rencontre s’est achevée dans une ambiance plus détendue, par l’échange de conseils : “Il faut bien prévoir une assurance pour sa commune et une assurance individuelle, c’est une précaution utile quand on voit dans quelle mesure on peut être mis en cause par l’administration ou les administrés, dans une société qui s’américanise. Nous avons intérêt à être vigilants les uns et les autres dans l’exercice de nos fonctions car personne n’est à l’abri d’un accident. Mieux vaut prévenir que guérir” soulignait Jacques Pecquery, à l’attention des nouveaux élus de son canton. Dans une ambiance conviviale, la réunion s’est ensuite conclue autour de l’incontournable verre de l’amitié.
B. Thoreux
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