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Le Conseil Général de la Somme passe à gauche
Publié le: 20 mars 2008
Au-delà des municipales et des multiples bouleversements qu’elles ont apportés dans notre région, un changement et non des moindres a marqué cette journée électorale du 16 mars 2008. En effet, pour la première fois de son histoire récente, le Conseil Général de la Somme sera dirigé par la gauche qui détient désormais 24 des 46 cantons de la Somme. La droite a perdu des cantons comme ceux de Nouvion en Ponthieu, Abbeville Sud (victoire du socialiste Pascal Demarthe contre le conseiller général sortant Yves Butel (divers droite) ou encore Hallencourt où le sénateur Pierre Martin ne se représentait pas et où le communiste Claude Jacob a sans doute bénéficié des dissensions à droite.
Dans le canton de St Valery-sur-Somme, Nicolas Lottin a facilement retrouvé son siège en remportant 68% des suffrages. Manifestement, le fait d’avoir été lâché par CPNT ne l’a pas empêché de recueillir les suffrages des chasseurs, nombreux dans ce secteur. Ce score ne doit pas faire oublier le beau premier combat électoral mené par Christèle Flandre. A 25 ans, cette jeune enseignante, responsable des jeunes socialistes du département n’a sans doute pas fini de faire parler d’elle.
C’est ce jeudi à Amiens que sera élu le nouveau président du Conseil Général qui devrait être Christian Manable. Daniel Dubois ne sera donc resté que quatre ans à la tête de l’assemblée départementale. Il avait succédé à Alain Gest, qui avait été battu dans son canton de Corbie.
La nouvelle composition
du conseil général
La nouvelle assemblée départementale comprendra 15 élus socialistes, sept communistes (qui seront répartis en deux groupes), un vert, un divers gauche, deux sans étiquette, neuf divers droite, cinq nouveau centre et cinq UMP. L’UMP est la grande perdante de ce scrutin puisqu’elle perd trois sièges par rapport à 2004.
Conséquences
sur le SMACOPI
Parmi les structures où l'influence du Conseil Général est grande figure bien sûr le SMACOPI.
Jérôme Bignon ne devrait plus pouvoir en conserver la présidence et il se murmure que parmi les élus de la Picardie Maritime, Philippe Arcillon, conseiller général socialiste du canton de Moyenneville serait le mieux placé pour le remplacer.
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