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Gamaches : Des voeux pour un dernier mandat
Publié le: 09 janvier 2008
“Je serai candidat, probablement pour un dernier mandat, en mars prochain” : Jacques Pecquery a profité de la cérémonie des voeux qui se déroulait dimanche en fin de matinée salle Paul Eluard, pour indiquer officiellement son intention de briguer un nouveau mandat, mais sans doute le dernier, en qualité de maire de la commune.
Auparavant, après avoir reçu les voeux des associations présentés cette année par Denis Wadoux, président du club de judo, Jacques Pecquery est revenu, comme il aime à le faire, sur l’actualité internationale, nationale, régionale et locale.
“La mondialisation et la financiarisation (sic) ne manquent pas de nous interpeller sur les conditions économiques qui nous guettent en 2008. Et l’on ne peut malheureusement que constater la désindustrialisation de notre pays et de notre département”.
Abordant la question de l’environnement, Jacques Pecquery en appelle à la responsabilisation de chacun : “Il en va de la survie de notre planète et c’est l”humanité qui est en cause. L’homme ne pourra continuer de vivre sur terre sans un équilibre avec son environnement”.
Jacques Pecquery évoquait ensuite le premier bilan du nouveau président de la République : “La mise en oeuvre de sa politique se fait de manière beaucoup trop médiatique et la mise en scène de sa vie privée empêche les grands médias d’évoquer les grands problèmes sociaux de notre pays. Il faut que cesse la docilité, la servitude vis à vis du pouvoir en place”.
Pour le maire de Gamaches, l’une des grandes questions d’actualité est la position de la France vis-à-vis de l’Europe : “Le peuple français s’est exprimé et a dit non à la constitution. La faire approuver par un vote au parlement est un déni de la démocratie et un mépris du peuple”.
Après ce tour d’horizon de la situation nationale, Jacques Pecquery revenait à des considérations plus locales en évoquant notamment l'intercommunalité. “A partir de 2009, Gamaches devra choisir la com. de com. à laquelle elle va appartenir. Différer plus longtemps notre décision serait nous pénaliser en terme de financement, le préfet de la Somme me l’a confirmé récemment. Mais, comme je l’ai toujours dit, je souhaite que ce soit la population de Gamaches qui se prononce et le sujet sera proposé à votre réflexion au cours de la prochaine campagne électorale”.
Concernant le Pays Bresle et Yères, Jacques Pecquery indiquait qu’il avait fait partie de la délégation d’élus picards reçus par le préfet de la Somme et qu’il ferait partie de la délégation des maires de Seine-Maritime qui rencontreront à leur tour le représentant de l’Etat le 23 janvier : “Il faut savoir écouter toutes les parties et essayer de trouver un compromis mais une chose est certaine, la décision ne doit pas être celle d’une personne seule”.
Avant de conclure, Jacques Pecquery abordait l’actualité gamachoise et indiquait quelques uns des dossiers qui vont être traités dans les mois qui viennent : “Nous remplissons largement notre mission en terme de logements sociaux mais nous entendons aller encore plus loin. Nous avons également en projet la construction de logements supplémentaires pour la gendarmerie. La construction d’un centre de secours est toujours à l’étude mais elle devra se faire dans le cadre d’une intercommunalité. Nous voulons également renforcer l’offre culturelle pour la population et à cet effet nous allons construire une médiathèque dans un ancien corps de ferme que nous venons d’acquérir”.
Jacques Pecquery évoquait également les problèmes de voirie (“c’est le grand problème pour notre commune et le bon choix sera la mise en place d’une programmation annuelle de travaux”, de sécurité publique (“nous ne sommes pas indifférents aux problèmes rencontrés par nos concitoyens et poursuivait en indiquant que Gamaches allait déposer un dossier de candidature pour obtenir la construction sur son territoire d’une maison de retraite médicalisée qui pourrait également comprendre un pavillon pour les personnes touchées par la maladie d’Alzeimer.
Il concluait en indiquant que son souhait de solliciter un nouveau mandat n’était pas dicté par une quelconque ambition personnelle “mais par souci de défendre le bien public”.
JP Vaneck
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