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A Beauchamps : 80 % des personnes reclassées par la cellule de la CCO
Publié le: 27 décembre 2007
Près d’un an après la fermeture de la CCO, entreprise implantée sur la commune de Beauchamps, le bilan est relativement positif pour Francine Boyat, chef de projet de la cellule de reclassement qui nous confie qu’à l’heure actuelle, 80 % des personnes sont sorties du dispositif et qu’il n’en reste désormais plus qu’une petite dizaine à reclasser...
Depuis un an, la situation a donc évolué pour les 83 anciens employés de la CCO. 66 d’entre eux, dont 3 femmes, ont accepté d’entrer dans le dispositif de reclassement, et aucun ne l’a regretté.
Certes, les choses ont été difficiles au début, nous confie Francine Boyat, les principaux handicaps étant les salaires espérés et la mobilité. Mais la chef de projet de la cellule de reclassement de la CCO a su motiver et dynamiser son équipe...
Dans un premier temps, la responsable a réalisé toute une recherche afin de montrer aux employés que les salaires qu’ils réclamaient étaient trop élevés. Où que ce soit en France, et même en Suisse, aucune entreprise ne rémunère, à poste égal, ses salariés comme l’étaient ceux de la CCO. Une fois cette première étape franchie, les choses ont commencé à se débloquer et les personnes à la recherche d’emploi se sont senties plus motivées. La mobilité a également été un frein, mais le problème a rapidement été résolu et deux personnes sont mêmes parties en province où elles ont retrouvé un poste et un salaire équivalent. Les personnes ont alors été progressivement reclassées.
Ainsi, aujourd’hui, parmi les 66 personnes suivies par la cellule de reclassement, 80 % sont sorties du dispositif. Une dizaine ont créé leur propre activité, généralement dans des domaines choisis de la prestation de services; pour certains, il s’agit d’ailleurs d’un rêve accompli... Parmi les personnes reclassées, 3 sont actuellement en formation et les autres ont trouvé un emploi. Notons que plus de 50 % des personnes qui ont trouvé un emploi sont actuellement en Contrat à Durée Indéterminée (passant au préalable par l’intérim et/ou un Contrat à Durée Déterminée) et 38 % sont restées dans leur secteur d’activité, à savoir, ajusteur, outilleur, fraiseur ou encore encadrant. De plus, plusieurs personnes actuellement en CDD ont une possibilité de CDI par la suite.
D’autre part, précisons que plusieurs personnes ont fait le choix de travailler immédiatement en répondant à l’offre locale (la verrerie, la plasturgie...) et en quittant par là même leur secteur d’activité initial.
A l’heure actuelle, une dizaine de personnes sont sans emploi, bien que certaines aient entre temps travaillé en CDD ou en intérim, majoritairement des quinquagénaires (trois personnes de plus de 54 ans) mais également quelques jeunes, dans des profils d’encadrants, d’ajusteurs, de fraiseurs et de manutentionnaires. Quoiqu’il en soit, Francine Boyat a “bon espoir qu’il y en ait encore quelques uns qui puissent aboutir parce qu’il y a encore des pistes”; de plus, “le critère âge n’est pas forcément un frein pour tout le monde, cela dépend de la culture de l’entreprise et l’expérience montre qu’il y a des gens de plus de 50 ans qui ont été embauchés sans discuter”. Initialement prévue jusqu’au 31 décembre, la cellule de reclassement a été prolongée jusqu’au 31 janvier; reste donc quelques semaines pour les derniers reclassement.s
B. Thoreux
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