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A Gamaches : La passion du piano
Publié le: 29 novembre 2007
Les amateurs de musique classique qui ont apprécié le concert de Zhu Xiao Mei et sont venus le lendemain matin participer à une rencontre avec l’artiste ont pu voir non seulement une virtuose de dimension internationale, mais aussi connaître ses talents de pédagogue et sa personnalité optimiste et ouverte sur le monde.
Lors du concert du mardi soir, elle avait présenté en première partie des extraits du livre 2 du Clavier bien tempéré de J.S.Bach, puis la sonate n° 23 en si bémol majeur de F.Shubert.
Le public n’était malheureusement composé que d’une quarantaine d’auditeurs, mais tous étaient des mélomanes avertis qui ont su apprécier le programme dans un silence religieux et ovationner ensuite l’interprétation exceptionnelle de l’artiste.
La rencontre du mercredi matin a été moins formelle. Elle a permis à une trentaine de personnes, dont beaucoup de jeunes élèves de piano, de cerner ce que peut être le quotidien d’une pianiste classique internationale, les contraintes et les joies d’une vie pleine de voyages et de rencontres.
Zhu Xiao Mei a su répondre avec simplicité aux questions qui lui ont été posées. Celles des enfants concernaient surtout les heures de répétitions : “Pour devenir une bonne pianiste, il faut s’entraîner six heures par jour : c’est comme pour la danse, il faut faire des exercices sans arrêt”, a expliqué la virtuose, “Actuellement je travaille mes morceaux trois heures le matin et trois heures l’après midi. Pour vous qui apprenez le piano, il faut en faire au moins un peu chaque jour.”
Zhu Xiao Mei a évoqué son enfance, sa mère qui était pianiste, “Dès la première fois que j’ai entendu un piano, je n’ai rêvé que de piano”, la Révolution Culturelle pendant laquelle toutes les partitions avaient été brûlées, et son départ de la Chine vers les Etats-Unis, puis pour Paris où elle vit depuis 1985. “J’ai appris le français dans la rue”, dit-elle avec le sourire
Zhu Xiao Mei est professeur au Conservatoire National supérieur de Musique de Paris et partage son temps entre les activités pédagogiques et les concerts en France et à l’étranger.
L’entretien à bâtons rompus a duré deux heures et s’est terminé, à la demande du public par un morceau de F. Schubert qu’elle avait joué la veille. Enfin, des fleurs ont été offertes à l’artiste au nom de la municipalité par Viviane Leroy, conseillère et Thierry Duchaussois animateur culturel.
REB
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