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Au Tréport : Marche silencieuse en souvenir de Quentin
Publié le: 22 novembre 2007
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Un peu plus d’une centaine de personnes ont participé vendredi après-midi à une marche organisée par Sylviane D’Hierre Lardoux, la maman de Quentin, cet enfant tué alors qu’il traversait la route le 16 novembre 2006 par un jeune sapeur-pompier volontaire qui a été condamné voici quelques jours par le tribunal correctionnel de Dieppe à 30 mois de prison dont 16 fermes. La jeune femme a entamé une grève de la faim pour protester contre cette condamnation qu’elle juge beaucoup trop clémente mais vendredi c’est une marche blanche en hommage à son petit garçon qu’elle a voulue. Rassemblé devant la mairie, le cortège au sein duquel on remarquait Mmes Sandrine Hurel, député, Marie-Françoise Gaouyer, vice-présidente du conseil régional, Jean-Jacques Louvel adjoint au maire du Tréport ou Jean-Paul Datour conseiller municipal à Eu, prenait la direction des quais. Une marche impressionnante de silence et de dignité. Le cortège venait s’immobiliser à hauteur des services techniques là où il y a un an, Quentin perdait la vie.
Avant que Sylvianne D’Hierre Lardoux ne dépose une gerbe de fleurs et que les personnes présentes ne posent une rose blanche sur le trottoir, un texte était lu : « un an de pleurs, de survie pour la famille et les amis, un an de questions que nos enfants nous posent et auxquelles il faut répondre. Pourquoi est-ce arrivé ? Parce qu’une personne s’est droguée, a pris le volant d’une voiture et a roulé trop vite ». Les mots sont durs à l’image du désarroi causé par la mort d’un enfant. « La route que nous avons à faire pour honorer la mémoire de Quentin est encore longue. Si nous avons choisi de médiatiser la grève de la faim de la maman de Quentin, c’est que pour nous, il est impensable que 16 mois de prison ferme suffisent pour sanctionner cette faute qui a fait perdre la vie à Quentin ». Ce communiqué se terminait par un hommage aux sapeurs-pompiers : “Les sapeurs-pompiers ne sont pas responsables de l’accident. Un seul d’entre eux l’est. Nous voudrions avoir une pensée particulière pour l’équipe VSAB présente sur les lieux ce jour-là. Pour un pompier, il n’y a rien de pire que de devoir intervenir pour un enfant. Alors imaginez le mal-être pour eux de savoir à ce moment-là que cet enfant est victime de l’imprudence d’un des leurs”.
Sylviane D’Hierre est déterminée à poursuivre sa grève de la faim afin de pouvoir être entendue par le Garde des Sceaux, Rachida Dati. Elle a également décidé de faire appel du jugement prononcé par le tribunal correctionnel de Dieppe.
JP Vaneck
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