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Le Conseil des Prudhommes de Friville dans l’attente d’une décision
Publié le: 25 octobre 2007
Si du côté des avocats du barreau d’Abbeville on est prêt à sacrifier le tribunal des prud’hommes de Friville-Escarbotin tant du côté des représentants des salariés que de celui des employeurs on veut conserver cette justice de proximité “qui fonctionne bien”. Quant aux élus des trois cantons concernés (Ault-Friville-Escarbotin et Gamaches) seuls cinq maires ont répondu aux syndicalistes de la CGT qui leur ont demandé de se postionner. Les maires de Bouvaincourt, Gamaches, Friville-Escarbotin, Woincourt et Saint-Blimont souhaitent vivement le maintien du Conseil de Prud’hommes de Friville-Escarbotin ainsi que les trois conseillers généraux des cantons de Friville-Escarbotin, Gamaches et Saint-Valery-sur-Somme.
Le député Jérôme Bignon que nous avons pu joindre par téléphone est partagé entre le maintien d’une justice de proximité qu’il défend et la nécessité de faire des économies tout en permettant au justiciable de bénéficier d’une justice équitable. “Il y a nécessité pour l’Etat de faire des économies. Tout le monde est d’accord sur le sujet. On ne fait pas un hôpital par village ! Il faut être cohérent dans ses revendications nous devons dépenser l’argent public de façon responsable” a -t-il insisté.
Jean-Paul Paroëlle, nouveau président du conseil de prud’hommes que nous avons également pu joindre attend le résultat officiel de l’enquête sur la réforme de cette carte pour se prononcer mais ne cache pas qu’il espère vivement conserver cette justice de proximité à Friville-Escarbotin et qu’on donne les moyens nécessaires pour le faire fonctionner.
Si le Garde des Sceaux vient samedi à Amiens annoncer les décisions prises pour la région Picardie il se déplacera pour l’écouter.
Du côté de la CGT on se déplacera aussi mais beaucoup plus bruyamment. Lundi, les représentants de l’Union Locale CGT ont tenu une réunion pour évoquer les menaces qui pèsent sur ce Conseil de Prud’hommes “Le véritable projet du gouvernement au service du patronat est de réduire voire supprimer les conseils de prud’hommes avec dans un premier temps, un conseil par département. Les conseils de prud’hommes sont uniques, la justice rendue par les acteurs du monde du travail n’est pas un exemple pour uniformiser la justice européenne.” Et Gilles Humel, secrétaire de l’Union Locale de poursuivre son raisonnement ”les réformes du Code du travail et du contrat de travail avec le contrat unique ouvrent la voie de la suppression des conseils de Prud’hommes”
C. Legrand
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