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L’arrondissement d'Abbeville salue son sous-préfet
Publié le: 12 septembre 2007
Henri-Michel Comet le nouveau préfet de Picardie a quelque peu bousculé les conventions en présidant la cérémonie de départ du sous-préfet Alain Rousseau. En effet, après s’être félicité de “la promotion importante et bien méritée” du sous-préfet il indiquait “tout va bien ses patrons sont contents de lui ! Et vous ?” interrogeait-il en proposant aux personnalités locales de manifester leur satisfaction en applaudissant. A en juger par la force de ces applaudissements, les élus locaux voient partir à regret leur sous-préfet.
M. Rousseau a découvert l’arrondissement et s’y est attaché. “J’ai rarement vu des élus qui s’impliquent autant qu’ici” indiquait-il. “Votre mission est compliquée, on vous demande beaucoup de choses !” Il eut également un mot pour les industriels,”j’ai découvert à leur contact un bassin industriel en particulier dans celui du Vimeu, un monde assez extraordinaire d’inventeurs, de gens qui se battent et qui réussissent des choses absolument fantastiques, des gens qui survivent dans ce monde difficile de l’industrie.” Puis Il citait les chasseurs et les écologiques. “Je pense qu’ils peuvent travailler ensemble et se retrouver dans la passion qu’ils partagent pour la nature”
Avant de quitter les personnalités de l’arrondissement qu’il côtoie depuis quatre ans de par sa mission, M. Rousseau a donné quelques unes de ses convictions pour que l’arrondissement exploite davantage son potentiel.
“Ce que je crois !”
“Je pense que l’arrondissement a beaucoup d’avenir, un réel potentiel. C’est le troisième bassin de France pour le taux d’emploi industriel, Il faut le crier fort ! Ce “Pays” est situé au coeur du monde. Mais pour transformer ce potentiel en atout il faut que les gens d’ici aient davantage confiance en eux car ce manque de confiance débouche parfois sur des résignations”a-t-il indiqué.
Et de poursuivre”il faut aussi accepter de travailler ensemble. Si chacun tire dans son coin, on a un sentiment d’impuissance et c’est souvent le cas dans cette région. Il faut accepter aussi que le monde soit complexe et que les projets de qualité doivent faire la différence. On ne veut pas se donner les moyens de la réflexion pour faire les bons choix. On ne veut pas mettre d’argent dans les études!”
Autre conviction d’Alain Rousseau : “une des forces de ce pays est d’avoir gardé ses paysages traditionnels, mais on laisse aller une urbanisation non maîtrisée parce qu’on ne s’est pas donné les moyens de la réflexion, à terme cela sera problématique”.
Et de conclure “le monde n’est pas fait que de menaces mais d'opportunités, il faut les prendre. Cette région en a toutes les capacités à condition qu’elle accepte de se projeter dans l’avenir.”
Lundi prochain, l’arrondissement accueillera son nouveau sous-préfet en la personne de Maryse Moracchini actuellement sous-préfet de Libourne en Gironde.
C. Legrand
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