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Animateur en centre de loisirs : un job formateur
Publié le: 09 août 2007
L’été est pour certains synonyme de farniente, pour d’autres de travail. Mais où postuler quand on est étudiant et qu’on cherche à se faire un peu d’argent pour financer ses études ? Chaque année, bon nombre d’entre eux choisissent la voie de l’animation, accessible à tous dès l’âge de 17 ans. Mais être animateur en centre de loisirs ne s’improvise pas, c’est pourquoi des formations existent...
Le BAFA, c’est quoi ?
Le BAFA, ou Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur, est un diplôme délivré par la DRDJS après validation de plusieurs étapes. Le jeune doit tout d’abord participer à une session de formation générale (la base) d’une durée de 8 jours, généralement proposée lors des vacances scolaires. Au cours des 18 mois suivants, il doit ensuite effectuer un stage pratique (rémunéré) de 14 jours ou plus, afin de prétendre à la validation de sa base, qui dépendra de l’appréciation du directeur du centre où la stage a été réalisé. Enfin, pour obtenir son BAFA complet une session d’approfondissement ou de qualification (dit perfectionnement), d’une durée allant de 6 à 8 jours doit être suivie. Dans ce cadre, divers sujets sont proposés aux jeunes, tels que l’enfant et le cheval, l’encadrement d’adolescents, l’accompagnement d’enfants dans le milieu rural ou encore l’animation de chantier. Le choix du candidat peut également, se porter sur une activité : les arts du cirque, la photographie ou les contes par exemple. Cette dernière étape du BAFA est donc importante puisqu’elle est l’occasion pour le jeune de se perfectionner ou de découvrir un thème ou une technique qui lui sera ensuite utile pour son métier d’animateur, voire plus. Ainsi, bien plus qu’un simple job d’été, être animateur de centre de loisirs est une véritable formation.
Précisons qu’au-delà, pour les plus motivés, il existe le BAFD (Brevet d’Aptitude aux Fonctions de Directeur) permettant de prendre la direction d’un centre.
Des aides existent...
Certes utile, la formation BAFA a un coût, s’élevant approximativement à 500 euros pour la formation générale et à 1000 euros pour un BAFA complet.
Au niveau de la Communauté de Communes de Gros Jacques, Frédérique Moisson, animatrice Enfance et Jeunesse arrivée il y a un an au sein de la structure, est chargée, entre autres, de ces formations. En effet, la CCGJ dispose de la compétence “Aide à la formation BAFA/BAFD”. Ainsi, chaque année, depuis 2005/2006, elle finance dans sa globalité la formation de plusieurs jeunes, dont le nombre varie suivant les places disponibles. Comme nous explique Frédérique Moisson, des réunions sont organisées tous les mois avec les directeurs des centres permanents des 20 communes de la CCGJ afin de déterminer notamment le nombre de personnes dont ils ont besoin pour le bon déroulement de leurs activités. Depuis la mise en place du projet, la CCGJ a ainsi permis à 82 animateurs d’être diplômés et cette année, entre janvier et juin, 35 jeunes ont passé leur base et 20 leur perfectionnement. Sur le principe de bourses, les candidats ont dû au préalable se rendre à un entretien avec Frédérique Moisson qui les a questionnés suivant une grille d’évaluation dont le but est de déterminer les motivations et les aptitudes des prétendants à la bourse. Une fois sélectionnés pour une session, ils ont ensuite eu le choix de l’organisme formateur (CFAG, Les Francas, UFCV, CEMEA...) et du lieu de formation. De plus, notons que pour le BAFD, le principe reste le même.
D’autre part, ajoutons qu’une nouveauté est prévue pour les prochaines bourses que délivrera la CCGJ qui financera également l’AFPS des jeunes intéressés.
Enfin, précisons qu’un jeune à qui la CCGJ aurait refusé une bourse peut réitérer sa demande lors des sessions suivantes. De plus, à titre personnel, des aides peuvent être attribuées par le Conseil Général de Seine-Maritime ainsi que par la DRDJS.
B. Thoreux
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