Rallye de la Baie des phoques : Ils sont phénoménaux
Publié le: 14 septembre 2006
Le club de la Baie des Phoques a une nouvelle fois réussi son pari. L’esprit de famille, dans la convivialité, transparaît et si les places sont chères dans la pirogue pour cette épreuve qui devient mythique, résultant d’une qualification sévère en août à l’issue des championnats de France, la symbiose est perçue parmi la centaine de membres du club qui a montré également ses talents d’organisation.
Ce n’est en effet pas facile à la fois d’accueillir et de participer. Cette manifestation sportive laissera un souvenir mémorable.
De nombreux touristes avaient décidé au dernier moment de prolonger leurs vacances compte-tenu de l’événement: Originaires d’Ostende, Jenny et Edmond sont ravis des efforts réalisés pour mettre en valeur la Baie de Somme: “Nous sommes déjà venus plusieurs fois et c’est de mieux en mieux. C’est magnifique pour faire du vélo et Saint Valery est bien propre, fleuri, les habitants sont gentils et beaucoup d’efforts ont été faits pour mettre en valeur la vieille ville”, souligne Jenny qui se félicite aussi de la réalisation de cette estacade qui permet notamment de suivre dans les meilleures conditions cette compétition.
Un grand parking paysagé de 200 places, gratuit pour tous, domine la vieille ville. Il permet de se retrouver en quelques minutes au centre de la cité médiévale.
Il y avait donc énormément de monde durant le week-end et la compétition a été suivie avec passion.
Au kayak monoplace, Jacques Beun du club de Criel, Rand’Eau Kayak effectue samedi un beau parcours.
Dimanche matin, les plus jeunes profitaient d’un plan d’eau idéal pour se tester dans une ambiance amicale.
La soirée festive rassemblant des centaines de personnes sous le chapiteau et le spectacle de fin de matinée au moment du briefing étaient des occasions uniques d’apprécier la convivialité polynésienne au milieu des danses traditionnelles “d’Aloha Tahiti Show”.
En fin de matinée, les grande pointures du kayak et de la pirogue se préparaient pour une compétition qui demande beaucoup d’endurance.
Une belle remontée
La course des As était la plus importante des épreuves, un merathon de 21 kilomètres ouverte aux pirogues 6 places classiques et aux pirogues dénommées Va’a par les Polynésiens, mesurant 13 mètres.
Elles sont stabilisées par un balancier et guidées par un pagayeur-barreur appelé Pépérou.
Contrairement au canoë, les rameurs ne pagaient jamais plus de dix fois du même côté et ils alternent leur bordage simultanément à un signal donné par le capitaine d’équipe à bord.
Les yeux étaient rivés sur la pirogue de la Baie des Phoques qui, en bon hôte, arrivant le dernier sur la ligne de départ, se retrouvait au bout du chenal à la plus mauvaise place.
Le club porteur du titre de champion de France, avec à son bord Laurent Pruvot, Olivier Petilleon, Jean-Xavier Tempez, Alexandre Bocquillon, Jean-Claude Leprêtre et David Holleville devaient dans un premier temps lutter contre les courants alors qu’un premier accrochage entraînait une perte de temps pour plusieurs bateaux concurrents.
Les embarcations atteingnaient une bouée et soudain une pirogue se retournait. L’équipage de Laurent Pruvot venait immédiatement à son secours alors que les autres concurrents prenaient de la distance.
Ils feront alors preuve de détermination. Le bateau de la Baie des Phoques qui était à la huitième place à l’issue de la première boucle remontait à la troisième place en reliant Le Crotoy.
Ils arrivaient à dépasser les Italiens après avoir passé la bouée du Hourdel et remportaient cette boucle de 21 kilomètres en 2 h. 1 min et 58 secondes.
“Ils ont gagné devant l’Italie qui a été très fair play. Ils se sont serrés la main”, constate avec satisfaction le président d’honneur du club de la Baie des Phoques, Didier Boucher.
Le club de Champigny prend la troisième place, suivi des Suédois, des Anglais....
De nombreux pays étaient représentés. Les plus éloignés sont évidemment les Polynésiens. Lorsqu’il est midi à Saint Valery, il est minuit chez eux et on imagine les conséquences pour eux du décalage horaire.
Sur deux jours, on a dénombré environ 700 concurrents présents, venus de toute la France, aussi d’Allemagne, Hollande, Suisse...
E. Royer
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