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Saint-Valéry-Sur-Somme : Extension et modernisation de l'hôpital
Publié le: 08 mars 2007
Le chantier de modernisation et d’extension de l’hôpital local qui va débuter dans quelques jours se prolongera jusqu’à la fin de l’année 2009. Il va permettre de rassembler les différents services près du bâtiment principal au coeur de la ville. L’ investissement est de de 39 millions d’euros financés par l’Agence Régionale de l’Hôpital l’Etat et la Région.
Fin 2009, Saint-Valery disposera d’un hôpital local fonctionnel entièrement modernisé. Depuis 2000, le projet est en réflexion mais c’est en 2003 que tout s’est accéléré car cet établissement profite du “Plan hôpital 2007” lancé par le gouvernement en 2003 dans l’objectif de moderniser les établissements vieillissants.
“Il aurait été plus facile de construire un bâtiment à l’extérieur de la ville, ici c’est enclavé mais c’est un lieu exceptionnel situé à deux pas du centre-ville et des berges de l’une des plus belles baies du monde dont les résidents les plus valides profitent régulièrement en se promenant sur la digue. Nous voulons leur préserver cette qualité de vie,” explique Bernard Candas, directeur de l’hôpital local. Et de poursuivre “Il a fallu convaincre et il faudra s’adapter au chantier qui va s’installer très prochainement et qui va durer trois ans”.
Service de proximité
Le nombre de lits tant en maison de retraite, maison de retraite médicalisée, qu’en médecine ou encore en coma prolongé ne va augmenter que modérément, en revanche un service d’alcoologie et plus largement de soins d’addictologie va être créé.
Parallèlement l’hôpital local dispose d’un accueil de jour pour les personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer afin de soulager la famille. Un service de soins à domicile est également attaché à l’hôpital local. Puis un cabinet médical est installé dans l’enceinte de l’établissement.
Ces services sont disséminés dans différents bâtiments de façon un peu anarchique d’où la difficulté pour le personnel de travailler et d’apporter un service optimal. “Des efforts importants pour former le personnel aux soins palliatifs ont été faits. Deux lits sont réservés à cet effet et quatre sont prévus, mais cette formation qui prend en compte la douleur du malade bénéficiera plus facilement aux patients lorsque les services seront rassemblés” est convaincu le directeur.
Le bâtiment principal en brique rouge datant du 19e siècle a subi une importante restructuration en 1980. Cette même année dans la cour de l’établissement un bâtiment en béton plus fonctionnel “V 120” a également été construit selon des critères qui permettent de conserver l’ossature dans le nouvel ensemble. Il sera intégré dans la construction pour offrir une perspective harmonieuse.
La vie de château
La trentaine de résidents de la Maison de retraite plus communément appelée “château” (qui avait été acquis en 1950 par l’Agence Hospitalière, et qui est situé à quelques centaines de mètres) rejoindra cet ensemble. “Nous préparons déjà les résidents, car le château est un peu une communauté à part, les locaux ne sont pas fonctionnels et la tâche du personnel et d’autant plus difficile, alors tout le monde s’entraide si bien qu’il s’y est créé un état d'esprit qu’il sera peut-être difficile de retrouver ici. En contrepartie les résidents bénéficieront d’un confort de vie complètement transformé et surtout ils seront au plus près du service hospitalier et ils y sont très sensibles, indique encore le directeur.
Le bâtiment de façade de la rue Jules Brûlé, classé, pourrait accueillir au rez-de-chaussée différents services médicaux paramédicaux et autres magasins indispensables aux personnes âgées. Quant au premier étage des logements pourraient y être aménagés pour accueillir des personnes âgées valides et indépendantes vivant seules ou en couples qui souhaiteraient trouver un lieu sécurisé. Il ne s’agit encore que d’un projet mais qui semble particulièrement tenir à coeur à Bernard Candas.
L’hôpital emploie 240 personnes
La plupart des résidents et des patients qui sont hospitalisés ici sont issus du canton de Saint-Valery, Friville-Escarbotin, Ault et de Moyenneville. L’extension et la modernisation de ce service de proximité rassurent la population locale qui tient à son hôpital d’autant plus aussi, qu’il emploie 240 personnes soit le plus gros employeur de la commune, ce n’est pas négligeable par les temps qui courent.
C. Legrand et L. Fromentin
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