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Avenir de Mers-les-Bains : Quatre axes de reflexions
Publié le: 08 mars 2007
La mission d’assistance urbaine conduite par le cabinet belge Sum Research se poursuit et lors d’une réunion de son comité de pilotage lundi, Paul Lievrevrouw et ses collaborateurs ont présenté les quatre axes qui ont guidé leur réflexion : le secteur urbain Barni-Raspail, un plan de mobilité pour piétons et cyclistes, le secteur de la prairie et le secteur de la falaise. Emmanuel Maquet l’a rappelé, cette reflexion comporte certes des éléments qui pourraient être mis en œuvre rapidement mais d’autres sont à envisager à échéance 2020 et devraient faire débat au sein de la population.
Secteur urbain Barni-Raspail
Le bureau d’étude envisage le réaménagement complet du quartier compris entre les rues Raspail et Jules Barni. Cette dernière ferait l’objet d’un traitement particulier. Mise en sens unique dans le sens place – plage, elle comporterait une seule voie de circulation avec en son centre un caniveau , une zone de stationnement et de chaque côté un trottoir élargi. Les sols feraient l’objet d’un traitement adapté que l’on retrouvera dans les autres rues du quartier. Une place Raspail sera constituée et la place Roger Salengro sera aménagée pour prendre un véritable caractère de place urbaine avec des bancs coupe-vent et des jeux d’eau.
Plan de mobilité
Améliorer le cheminement des piétons et des cyclistes en ville, tel est l’objectif que se sont fixés les pilotes de cette étude. La réalisation de la pénétrante portuaire devrait notamment permettre de désengorger l’avenue Pierre et Marie Curie et d’envisager d’inclure une voie réservée aux cycles.L’aménagement d’un cheminement piétonnier et cyclable est également envisagé pour relier la falaise à l’entrée de Mers en passant par le haut des quartiers des Joncs Marins et des Jardins Fleuris.
L’étude envisage également la mise en place d’un système de navette lors des périodes de grande affluence pour éviter d’engorger le centre ville.
Secteur de la Prairie
C’est sans doute le sujet qui entraînera le plus de débats : quid de la prairie à l’horizon 2020. On sait les Mersois très attachés à cet espace mais les urbanistes souhaitent lui donner un caractère plus affirmé et en faire un site attractif au même titre que le bord de mer. Ce qui renforcerait au passage le caractère exceptionnel du secteur sauvegardé niché entre deux sites remarquables. Le recours à l’eau, un chemin sur pilotis sont des pistes envisagées. Le projet pourrait également dépendre du déplacement où non de la gare SNCF.
Le sujet qui risque de faire débat est l’éventualité de réaliser un programme immobilier en ce lieu. Certains y seront résolument opposés et puis le secteur pourrait être placé en zone inondable et donc interdit de construction. La réflexion devra intégrer le devenir du stade et l’évolution du projet de centre nautique intercommunal, un sujet qui manifestement a pris beaucoup de retard et qui devra sans doute faire l’objet de nouvelles études.
Secteur de la Falaise
S’il est un secteur qui doit contribuer à l’attractivité touristique de Mers-Les-Bains, c’est bien celui de la Falaise. Ce site majestueux n’offre pourtant pas les équipements que sont en droit d’attendre les touristes du 21e siècle. Un chemin d’accès dans un état déplorable, pas de point de vue digne de ce non, un cheminement piétonnier d’accès au bas de la ville qui laisse à désirer : il y a beaucoup à faire pour redonner un peu de lustre à cet endroit sans lui ôter son caractère sauvage.
Mers-Les-bains veut évoluer mais ne pas le faire de n’importe quelle manière. Ces études menées en étroite relation avec les représentants des grands services de l’Etat et notamment avec l’architecte des Bâtiments de France doivent permettre d’envisager tous les scenarii et surtout d’éviter des erreurs qui seraient préjudiciables : l’histoire récente de Mers ne manque malheureusement pas d’exemples (golf, maison du tourisme, site casino) qui, mal préparés, mal conçus sont passés du statut d’atout à celui de handicap dont les contribuables mersois n’ont pas fini d’acquitter la facture. Cela puisse-t-il servir de leçon à tous ceux qui réfléchissent au devenir de la ville.
JP Vaneck
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